À l'occasion de la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture, célébrée le 26 juin 2026, le Collectif des Avocats pour la Défense des Victimes de Crimes de Droit International commis au Burundi (CAVIB), aux côtés d'ACAT-Burundi, Gla-Juris, du Mouvement Inamahoro, de SOS-Torture/Burundi ainsi que de leurs partenaires internationaux, notamment la FIACAT, l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et le Centre pour les droits civils et politiques (CCPR Centre), a participé à la publication d'une déclaration conjointe intitulée « Justice pour les survivants de la torture au Burundi : défis et perspectives ». Cette initiative visait à attirer l'attention sur la persistance de la torture au Burundi, à exprimer la solidarité des organisations envers les survivants et à réaffirmer leur engagement commun en faveur de la vérité, de la justice, de la réparation et de la lutte contre l'impunité.
Dans cette déclaration, les organisations signataires rappellent que, malgré les engagements internationaux souscrits par le Burundi, notamment à travers la Convention contre la torture, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et d'autres instruments internationaux de protection des droits humains, les cas de torture, de traitements cruels, inhumains ou dégradants continuent d'être documentés. Elles dénoncent également le manque d'enquêtes indépendantes, l'absence de poursuites effectives contre les auteurs présumés ainsi que le non-respect des recommandations formulées par les mécanismes des Nations Unies et de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, contribuant ainsi au maintien d'un climat d'impunité.
Les organisations ont également mis en évidence les conséquences profondes de la torture sur les victimes, leurs familles et leurs communautés, notamment les traumatismes physiques et psychologiques, la précarité économique, la stigmatisation sociale ainsi que l'absence de mécanismes efficaces de réparation. À cette occasion, elles ont organisé un webinaire international d'échange et de plaidoyer consacré aux défis rencontrés par les survivants, aux voies de recours disponibles ainsi qu'au renforcement du plaidoyer en faveur de la mise en œuvre des décisions internationales relatives aux droits humains.
À travers cette activité conjointe, le CAVIB et les organisations partenaires ont appelé les autorités burundaises à mettre fin immédiatement à la pratique de la torture, à garantir des enquêtes indépendantes, à assurer des réparations intégrales aux victimes et à protéger les défenseurs des droits humains. Elles ont également invité la communauté internationale à maintenir son engagement en faveur de la lutte contre l'impunité, à soutenir les organisations de la société civile et à veiller au respect des obligations internationales du Burundi. Les États doivent respecter leurs engagements.