Nos défis
La crise qui prévaut au Burundi depuis avril 2015 a provoqué une grave dégradation des droits de l’Homme, caractérisée par des assassinats, des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et des actes de torture.
Entre 2016 et 2023, le CAVIB a soumis plus de 1600 dossiers de victimes burundaises auprès de la Cour Pénale Internationale, des mécanismes judiciaires des Nations-Unies ainsi que des juridictions régionales et sous-régionales africaines.
Le CAVIB poursuit les écoutes auprès des victimes et la collecte de preuves afin de continuer son travail de défense des droits humains au Burundi.
Le Collectif travaille également avec d’autres organisations de la société civile pour soutenir le rétablissement de l’Etat de droit. Dans ce cadre, il a participé à l’élaboration d’un rapport alternatif soumis au Comité contre la torture en juillet 2016 et a représenté la société civile burundaise lors de la 58ème session de ce Comité à Genève.
En juillet 2019, deux avocats membres du CAVIB ont été délégués pour porter plainte devant la Cour de Justice de l’Afrique de l’Est contre les mesures de saisie des biens visant les opposants et les membres de la société civile en exil. Cette affaire est toujours pendante devant la Cour.
Le CAVIB collabore aussi avec les organisations de la société civile en exil dans les actions de dénonciation et de plaidoyer concernant les violations massives des droits humains au Burundi auprès des instances internationales et africaines compétentes.
Par ailleurs, les réfugiés burundais rencontrent des difficultés d’intégration liées aux barrières linguistiques, culturelles et technologiques. Leur accès limité aux crédits bancaires et le manque de ressources des pays d’accueil et du HCR compliquent leur résilience, l’éducation des enfants et l’insertion professionnelle des jeunes et des adultes.