Le Collectif des Avocats pour la Défense des Victimes de Crimes de Droit International commis au Burundi (CAVIB), aux côtés de vingt autres organisations burundaises de la société civile, a participé à une action de plaidoyer international adressée aux autorités belges le 4 juin 2026. Cet appel urgent, destiné à la ministre belge de l’Asile et de la Migration, vise à renforcer la protection des réfugiés, demandeurs d’asile, journalistes, militants et opposants burundais vivant en Belgique.
Cette initiative fait suite à des déclarations publiques attribuées à l’ambassadeur du Burundi en Belgique, évoquant des informations relatives à des réfugiés burundais en exil, notamment leurs déplacements et activités. Les organisations signataires estiment que ces éléments soulèvent de graves inquiétudes concernant une possible surveillance transnationale et des risques d’intimidation visant des personnes ayant fui des persécutions politiques ou des violations graves des droits humains.
Les organisations rappellent que de telles pratiques, si elles étaient avérées, seraient incompatibles avec les principes fondamentaux du droit international, notamment la protection de la vie privée, la liberté d’expression, la liberté d’association ainsi que le respect de la souveraineté de l’État hôte. Elles insistent sur la nécessité de garantir un environnement sûr pour les réfugiés et les défenseurs des droits humains établis en Belgique.
À travers cette action conjointe, le CAVIB et les organisations partenaires appellent les autorités belges à renforcer les mécanismes de protection, à garantir la confidentialité des données des exilés et à interpeller officiellement les autorités diplomatiques concernées afin d’obtenir des clarifications. Elles réaffirment que la protection internationale ne doit pas être fragilisée par des formes de répression transnationale. Les États doivent respecter leurs engagements.